05 septembre 2007

Beyond good and evil

Un sujet délicat qu’on traite dans un flou artistique complet mérite peut –être qu’on s’y attarde. Car pendant le temps de la réflexion sur le bien et le mal, des décisions sont prises. En bref, on ne me semble pas assez avancé aujourd’hui sur la question de la pédophilie pour appliquer une mesure telle que la castration chimique, sur laquelle l’éthique et la déontologie se cassent les dents.

On peut d’abord se demander d’où naît l’urgence d’avoir recours à une pratique aussi controversée. On est plus pédophile qu’avant ?
Au-delà de la castration je m’inquiète de la vindicte populaire et du contexte dans lequel on va légiférer. Pour ma part, je trouve assez rares les déclarations de professionnels, psychiatres, etc. En revanche pour M.Tartempion superstar du 20h "il faut bien faire quelque chose", mais M.Tartempion sait-il seulement définir la pédophilie ?
Et dans ce cas, que penser du pédophile abstinent ? Puisque qu’on craint tellement la récidive, la logique voudrait qu’on craignent autant le passage à l’acte…. Monsieur Tartempion devrait d’ores et déjà foutre Alice au pays des merveilles à la poubelle, et en crachant dessus en plus.

                                                    alice                                                                                  

Si la castration est apparemment déjà utilisée dans les pays du nord de l’Europe, j’ai cru comprendre que l’INSERM avait mis en place un programme de recherche sur la castration chimique de délinquants sexuels volontaires…

Alors je m’interroge. Puisqu’on les soigne, c’est qu’on admet qu’ils sont soignables. De plus un soin chimique implique que l’on considère la pédophilie comme un problème hormonal avant d’être un trouble psychologique. On peut donc légitimement se demander si traiter chimiquement ces « malades » (comme l’a dit si élégamment le chef de l’état qui « n’a pas peur des mots » mais qui devrait feuilleter le petit robert à ses heures perdues) est véritablement l’ultime recours. Devant la précipitation je me dis que la castration reste la solution de la facilité et du moindre coût pour répondre à une pression populaire.
En gros : quelle blague. La notion de pulsion et de volontariat me laisse assez dubitative.
Mais pour tous ceux qui aiment bien tout ce qui est fermé et étiqueté, N.S propose la création à Lyon d'un centre hospitalier… fermé. Pourront en sortir, les « patients-prisonniers » (?) qui accepteront le traitement et le port d’un bracelet électronique. Le cumul des peines appliquées est-il fonction de la colère de l’opinion publique ?

Le monsieur de la rupture est pour moi archi-consensuel. Exemple pour finir de la notion de responsabilité: des mesures symboliques pour soulager les familles des victimes, c’est pas l’idée que je me faisais de la justice pour tous... Par contre au Moyen-âge ça aurait fait fureur :)

 

Posté par the geek à 17:19 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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