The Beauty and the Geek

12 septembre 2007

Some are born to endless night

Barré, halluciné, visionnaire bref le plus underground des poètes anglais du XVIIIème finissant: William Blake. Et un extrait de ses "Chants de l'expérience": "The human Abstract" (1794).

                                                                                  dead_man

Pity would be no more
If we did not make somebody Poor;
And Mercy no more could be
If all were as happy as we.

And mutual fear brings peace,
Till the selfish loves increase:
Then Cruelty knits a snare,
And spreads his baits with care.

He sits down with holy fears,
And waters the ground with tears;
Then Humility takes its root
Underneath his foot.

Soon spreads the dismal shade
Of Mystery over his head;
And the caterpiller and fly
Feed on the Mystery.

And it bears the fruit of Deceit,
Ruddy and sweet to eat;
And the raven his nest has made
In its thickest shade.

The Gods of the earth and sea
Sought thro' Nature to find this Tree;
But their search was all in vain:
There grows one in the Human Brain.

                                                                                           
                                                                                       

traduction

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05 septembre 2007

Beyond good and evil

Un sujet délicat qu’on traite dans un flou artistique complet mérite peut –être qu’on s’y attarde. Car pendant le temps de la réflexion sur le bien et le mal, des décisions sont prises. En bref, on ne me semble pas assez avancé aujourd’hui sur la question de la pédophilie pour appliquer une mesure telle que la castration chimique, sur laquelle l’éthique et la déontologie se cassent les dents.

On peut d’abord se demander d’où naît l’urgence d’avoir recours à une pratique aussi controversée. On est plus pédophile qu’avant ?
Au-delà de la castration je m’inquiète de la vindicte populaire et du contexte dans lequel on va légiférer. Pour ma part, je trouve assez rares les déclarations de professionnels, psychiatres, etc. En revanche pour M.Tartempion superstar du 20h "il faut bien faire quelque chose", mais M.Tartempion sait-il seulement définir la pédophilie ?
Et dans ce cas, que penser du pédophile abstinent ? Puisque qu’on craint tellement la récidive, la logique voudrait qu’on craignent autant le passage à l’acte…. Monsieur Tartempion devrait d’ores et déjà foutre Alice au pays des merveilles à la poubelle, et en crachant dessus en plus.

                                                    alice                                                                                  

Si la castration est apparemment déjà utilisée dans les pays du nord de l’Europe, j’ai cru comprendre que l’INSERM avait mis en place un programme de recherche sur la castration chimique de délinquants sexuels volontaires…

Alors je m’interroge. Puisqu’on les soigne, c’est qu’on admet qu’ils sont soignables. De plus un soin chimique implique que l’on considère la pédophilie comme un problème hormonal avant d’être un trouble psychologique. On peut donc légitimement se demander si traiter chimiquement ces « malades » (comme l’a dit si élégamment le chef de l’état qui « n’a pas peur des mots » mais qui devrait feuilleter le petit robert à ses heures perdues) est véritablement l’ultime recours. Devant la précipitation je me dis que la castration reste la solution de la facilité et du moindre coût pour répondre à une pression populaire.
En gros : quelle blague. La notion de pulsion et de volontariat me laisse assez dubitative.
Mais pour tous ceux qui aiment bien tout ce qui est fermé et étiqueté, N.S propose la création à Lyon d'un centre hospitalier… fermé. Pourront en sortir, les « patients-prisonniers » (?) qui accepteront le traitement et le port d’un bracelet électronique. Le cumul des peines appliquées est-il fonction de la colère de l’opinion publique ?

Le monsieur de la rupture est pour moi archi-consensuel. Exemple pour finir de la notion de responsabilité: des mesures symboliques pour soulager les familles des victimes, c’est pas l’idée que je me faisais de la justice pour tous... Par contre au Moyen-âge ça aurait fait fureur :)

 

Posté par the geek à 17:19 - Commentaires [0] - Permalien [#]

07 mai 2007

Ici londres

                                                       ortf

Le monde des télécommunications est fascinant. Avec quelle rapidité ce secteur s’est-il développé. 4 ans après la création de l’ORTF déjà, des hordes chevelues dénonçaient :

                                                                        1968                                                                

Etonnant non ?

Peu après, les années 80 marquent un tournant pour la transmission de l’info. C’est l’apparition du câble analogique, la reconnaissance des radios libres en 81 et des télés locales en 86. Entre-temps on crée de nouvelles chaînes (canal, m6, la 5), l’état perd le monopole des programmations et au nom de la liberté de communication un opérateur peut détenir 49% du capital d’une chaîne privée… Aujourd’hui, quel impact peut-on mesurer sur la qualité -et surtout l’objectivité- des informations ?

Il faudrait, d’après moi, remonter en 1979 quand Philips invente le disc laser. Le rapport ? Vous demanderez-vous, sceptiques. On sait dès lors traduire une donnée en binaire, et qui dit binaire dit signal facile à transmettre, plus robuste, et surtout compressible. Combinez ces nouvelles lois audiovisuelles avec plus de bande passante, plus de canaux et vous vous retrouvez avec de l’Information à tous les coins de pixels et le cours du Giga qui se porte bien.

Mais alors, s’inquiètent les professionnels, si tout le monde peut relayer l’information, entrons nous dans l’ère de la mésinformation ?

Les sources se sont multipliées avec les supports et l’info est hyper accessible que ce soit sur internet avec de nouveaux formats de reportages, les flux RSS, les news de Gougueule et Yahou, ou tout bêtement avec la multiplication des chaînes de proximité. C’est la déprofessionnalisation de l’information, et c’est grave, imaginez que tout le monde se mette à réfléchir.

Pour ma part, plus grave que la démocratisation, c’est le parti pris des médias populaires et institutionnels. Ce qui m’a le plus interpelée hier finalement c’est le Zapping, ce programme court et ouvertement partial.

François Bachy fraîchement ordonné chevalier du mérite, et en plus grotesque ou effrayant: "la France qui triche", sujet « brulant » du Droit de Savoir. Pas d’analyse, j’ai pas poussé le vice jusqu'à regarder. En revanche, je comprends pourquoi ce matin j’ai mal au cul à 53%...

Si on voulait finir d’être soufflé, il suffisait d’écouter les débriefings sur LCI jeudi matin.Mais pour moi, la France qui triche, c’est celle qui ment sur les chiffres du chômage. On m’a demandé des chiffres, alors je vous invite à observer les sorties de l’ANPE de mars 2007 pour la catégorie 1, à partir d’une source volontairement officielle : http://www.travail.gouv.fr/IMG/pdf/PI_0307.pdf  Que chacun se fasse son opinion, je reste ouverte à la discussion..

Immigration choisie, chômeur-profiteur-fraudeur, Droit à l’éducation !, « Egalité des chances »…Délinquance et récidive, génétique ?!, exclusion. Ce blog se prépare de beaux jours et ma véhémence n’aura d’égal que sa certitude.

Allez maintenant que c’est passé, entre nous, vous y avez vraiment cru au capitalisme moral ?

Demain c’est encore la fin de la guerre, on peut continuer dans l’euphorie de l’identité nationale et se faire chier devant Le jour le plus long, sinon on peut attendre Le Tambour de Volker Schlöndorff, diffusé jeudi 10 sur Arte...

…Ca va pas être facile de trouver son style.

Posté par the geek à 15:12 - Commentaires [2] - Permalien [#]

01 mars 2007

Ailleurland (Copyright Bathieu Margès)

yee

bon ce blog servira finalement qd même à raconter un peu la vie de quelqu'un. Je sais je n'ai aucune parole mais n'a jamais jurer de ne pas coucher avec la soeur de ses potes et puis finalement...hein Twisto !

Bon en même temps ca part d'une démarche altruiste et pas d'un délire narcissique : i am about to partir in Ailleurland et comme ca tous mes potes auront des nouvelles fraiches du matin péchées.

bon...euh...ben la j'ai rien à dire je suis pas encore parti. Ah si, je vous ai mis une rouste à PES6 mouahahaha !!! :-D

(astuce pour les centres: le plus petit centre possible sinon ca part derrière, et ca change rien au fait que ce jeu à été programmé un vendredi soir à 19h)

Bon allez, ya un pays qui pense connaitre l'odeur de l'apocalypse, je dois partir en croisade évangelliser tout ca !

je vous fais des gros poutous poutous !

Posté par homestar à 12:07 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

21 janvier 2007

Prends ton maquis!

                                                               J

Pendaisons à gogo, découverte miraculeuse du droit au logement, sacres à la mode Empire, qu'elle est riche l'actualité.
Voici venir la politique de la certitude, celle qui s'appuie sur des valeurs communes, traditionnelles et légitimes de ce qui est juste et ce qui ne l'est pas.
Aujourd'hui est progressiste celui qui raisonne sur ces acquis coutumiers.. Et, cela va de soi, la vérité est incarnée dans les valeurs républicaines, dans les discours irrationnels et larmoyants pour peu qu'ils nous rappellent combien c'était dur la guerre et que évidemment nous sommes tous des descendants de Jean Moulin. http://www.sarkozy.fr/

Pour ceux qui comme moi ne prêtent aucun crédit à la méritocratie, et pour qui rien ne coule de source, un petit oasis textuel auquel se raccrocher désesperemment quand les mégalos idéalistes vous traitent d'idéalistes mégalos.

    "Il fut un temps où l'on appelait libres penseurs les sans-dieu, les athées. Nous avons depuis longtemps dépassé ce stade. Chez les athées aussi, on peut trouver quantité de gens étroits d'esprit et sans énergie, avec une mentalité de petits-bourgeois, qu'on devrait considérer comme tout sauf des libres penseurs, alors qu'une disposition religieuse peut rendre un homme capable de la révolte spirituelle la plus audacieuse, et parmi ceux qui sont mort pour la cause de la liberté de pensée, la première place sera toujours occupée par Jésus de Nazareth.
Par liberté d'esprit, nous n'entendons pas un refus de la vérité, ni de l'éthique, du droit ou de l'autorité.
Au contraire, ce que nous voulons dire, c'est que la liberté d'esprit cherchera impitoyablement la vérité, ce soumettra à ce que dicte l'éthique, agira selon la loi et respectera l'autorité. Impitoyablement et constamment. Sans jamais battre en retraite pour quelque raison que ce soit, tirant l'esprit humain de sa somnolence pour qu'il reste toujours en alerte. Charchant la vérité derrière ou malgré toute espèce de vérité de e et de vérité de race; suivant la voie d'une éthique pure, en dépit des préceptes desséchés des "moralistes" et au delà de ces préceptes; tenant bon sur les fondements de la justice, même à l'encontre de la loi, et ne pliant que devant l'autorité de la bonté et de la vérité, luttant contre toute autorité factice qui repose sur un succès coorrompu et sur l'étalage de la puissance.
Il s'agit donc de rechercher la vérité et, quand les tabous de la tradition barrent le chemins, d'agir selon les postulats de l'éthique, même si les amateurs de compromis et les ooportunistes dénigrent cette attitude comme du "super-idéalisme", comme une marque de "juvénilité", comme du "donquichottisme" ou simplement parce qu'ils la trouvent inexpérimentée et irréfléchie. Il s'agit de prendre position pour la justice, même à l'encontre de la loi, et d'élever un autel à l'autorité des héros de la bonté et de la vérité sur les ruines de l'autorité des conventions, du cynisme, de l'ignorance et de l'inertie de l'âme."

Karl Polanyi, "La grande transformation".

Posté par the geek à 20:24 - Commentaires [3] - Permalien [#]